PHOTOCOLIE

 

samedi 7 février 2009

Prise de distance ou le paradoxe photographique

La photo est, pour moi, indissociable de l'humain : j'éprouve ainsi assez peu d'attrait pour la photographie animalière ou même la photographie de paysage (en tant que photographe. Par contre je suis capable d'admirer une photo de paysage prise par quelqu'un d'autre). Par conséquent, lorsque je voyage, je ne veux revenir qu'avec des photos décrivant la vie. Pour autant, je ne peux faire abstraction de cette idée que si j'étais un habitant de Fès, de Bangkok ou de Dakar, je goûterais assez modérèment au fait d'être un sujet photographique à mon insu. C'est donc cette contradiction que je tente de gérer tant bien que mal lors de mes séjours à l'étranger. Il en résulte évidemment, un grand nombre de photos avec des personnes prises de dos ou de loin. Récemment, j'ai fait l'acquisition d'un ultra-grand angle, comme pour m'obliger à "entrer" dans les scènes que je photographie. Pas sûr que l'outil modifie le comportement photographique...

dimanche 1 février 2009

L'intrus ?

Je travaillais sur cette photo (sans grand intérêt), lorsque ma femme, qui jetait un coup d'oeil par dessus mon épaule, me lança son verdict : "pas mal ! Dommage pour le photographe à gauche, la photo serait bien plus belle sans". Or, précisèment, le seul intérêt que je trouvais à l'image était le rapport entre le photographe et la statue. Sans le photographe, j'obtenais une simple photo souvenir, classique, un peu "plan-plan". Par contre, là, le personnage équilibre la composition, tout en la fermant sur la gauche et il donne un (autre) sens à la photo. Cette dernière ne montre plus, elle témoigne désormais.